samedi 7 mars 2015

Abel Tasman Coast Track

Enfin le temps et la connexion internet nécessaires pour faire une petite mise à jours du blog ! (Non bon en fait la vérité c'est que Ludivine -moi pour ces quelques lignes en parenthèses- est rentrée en France et qu'elle a un peu beaucoup oublié de valider l'article que Mathilde a écrit il y a des semaines! Alors oui Ludivine doit valider car elle veut virer les photos d'elle trop moches héhé et oui c'est Mathilde qui écrit parce que ben Ludivine c'est une feignasse mais peut-être que le retour dans le grand froid va la motiver à partager ses dernières semaines de voyage qui sait ^^. Bref reprenons!!)
Après quelques mois de séparation douloureuse (comment ça pas douloureuse Ludi ? Comment ça tu n'as pas pleuré tous les soirs en pensant à moi???), après quelques mois de séparation donc, nous nous sommes retrouvées le 5 décembre, prêtes à affronter l'entrée dans la trentaine de Ludi... Comme on était perdues au fin fond du trou du c... du monde, et qu'en plus c'est l'été, donc c'est pas vraiment son anniversaire, le meilleur moyen qu'on ait trouvé pour fêter ça, c'était d'entamer le Great Walk dont on avait rêvé pendant des mois dans l'Abel Tasman National Park.


Parce qu'on ne voulait pas faire comme tout le monde (ouais, ça ne se voit pas, mais on est trop des rebelles quoi!), au lieu de commencer la rando par le sud, nous, on a roulé jusqu'à une entrée au nord du parc, Totaranui.
Rétrospectivement, je dirais que c'était une erreur stratégique. La route grimpe sec jusque là et Vanina n'a pas trop aimé... Elle a commencé à nous faire de la grosse fumée toute blanche et à sentir pas très bon...mais elle nous a emmené à bon port tout de même ! Oui sauf que...une fois arrivées en haut de cette petite route en graviers très escarpée en bord de falaise, on s'est rendu compte qu'un des pneus était totalement à plat, ce qui explique sans doute que la voiture avait tendance à déraper un peu parfois dans les virages... Oui oui, on a effectivement failli mourir !

Mais on n'allait pas se laisser abattre pour si peu. Au moins, comme nous a dit une randonneuse rencontrée sur le chemin, pas de danger qu'on nous vole la voiture !

Après avoir réussi à trouver un téléphone public pour prendre rendez-vous avec AA (la « New Zealand Automobile Association » à laquelle j'ai eu la lumineuse idée d'adhérer juste avant de commencer le road trip) pour qu'ils viennent nous dépanner à notre retour, on a enfin pu commencer cette fameuse randonnée !

Tout le monde nous en parlait depuis des mois, on était très très motivées pour la faire !



















Enfin...jusqu'à ce qu'on pose les sac à dos de 3 tonnes sur nos épaules, et qu'au lieu de la marche sympa le long de la plage qu'on imaginait, on commence à grimper un chemin assez pentu dans la forêt...et là, on s'est dit que 3 jours de marche avec deux nuits en tente, c'était peut-être un peu présomptueux pour nos petites capacités de citadines paresseuses ! J'ai regretté amèrement d'avoir laissé mes bâtons de marche de la voiture, pensant que cette randonnée serait très facile...



La marche débute très fort pour nous mais, malgré la montée ardue, le chemin reste très « propre ». Et puis, on commence à avoir de la vue !


On alterne les longs passages en forêt de fougères et les haltes salutaires sur les plages. Les points de vue ne sont pas aussi nombreux, ou plutôt pas aussi facile d'accès que ce que l'on imaginait. Il faut avouer que les photos qu'on avait pu voir nous laissait penser qu'il s'agirait plus ou moins d'une longue marche en bord de mer... C'est en effet les photos que l'on prend tous car ce qu'il y a de fascinant ce sont ces longues plages de sable orange et la côte aux rochers dentelés. On apprendra plus tard que la couleur étonnante du sable est due à la forte concentration de fer (merci Jamie!).

Il n'y a rien a dire, c'est simplement magnifique. Ça nous fait penser aux plages de Great Barrier Island, notre premier amour en Nouvelle-Zélande. Contrairement aussi à ce qu'on nous avait dit, ces plages immenses sont quasi désertes. C'est peut-être dû au fait que l'on ait commencé par la partie nord, moins fréquentée, mais sans doute aussi avant le début des vacances d'été !

Nos faux pingouins !


Il fait très chaud pour notre première journée, du moins quand on marche ! Malheureusement dès qu'on se rapproche de la mer, le vent nous refroidit très vite et ne nous donne aucune envie de tester la température de l'eau ! Et puis, à vrai dire, on n'a pas vraiment le temps. Notre premier campement est à 14km de là et on doit impérativement traverser Awaroa Inlet avant que la marée ne remonte.

Pour tout dire, même à marée basse, on doit traverser de nombreux ruisseaux formés à certains endroits par la mer qui ne se retire jamais totalement.
On a hésité longtemps avant d'enlever nos chaussures car il y a des coquillages partout et que s'ouvrir la plante du pied le premier jour n'est exactement l'idéal ! Évidemment, on ne s'y résoudra qu'une fois nos godasses et nos pieds trempés (malgré nos magnifiques chaussures gore-tex...). A chaque pas des dizaines de petits crabes minuscules s'enfuient pour se cacher dans des trous ou des coquillages vides. On met une éternité à traverser mais le paysage est enchanteur.












On arrive finalement au campement vers 19h, éreintées. La plage est magnifique sous les rayons du soleil descendant mais on n'a pas vraiment le temps d'en profiter. Il faut monter la tente et préparer le repas avant la nuit. Nuit qui s'avérera très peu reposante de par l'étroitesse de la tente et la faible épaisseur de nos « matelas » achetés à bas prix au Warehouse. L'avantage c'est que le manque de confort nous sort du lit dès 6h30 le matin !

Le ciel est gris mais on repart du bon pied !





                         K-ways et lunettes de soleil : LA tenue de base en NZ ! 




















Tout de même, la fatigue se fait vite sentir, on évitera donc la plupart des chemins alternatifs, ce qui nous permet d'arriver assez tôt au camping magnifique de Te Pukatea Bay, un peu après le très bondé Anchorage.
Petit camping très mignon et isolé, certes, mais aucun abri pour se protéger du vent assez violent à cet endroit là...On ira donc se réfugier au milieu de la centaine de gamins en colonie de vacances qui a envahit Anchorage... Au moins on est à l'abri du vent !

Pour notre dernier jour, le soleil est au rendez-vous. Une fois de plus debout à 6h30, on a le temps de faire une petite excursion en attendant le water taxi qui nous ramènera à Totaranui.




     Le fameux "Oyster Catcher" ou "bec de carotte" pour les intimes, oiseau fétiche de Ludi ! 



Le trajet en water taxi est assez long et nous fait soudainement prendre conscience de la distance parcourue en deux jours. On est carrément fières de nous ! Et la côté vue depuis la mer est peut-être encore plus magnifique...








Arrivées à Totaranui, on attend notre sauveur de chez AA. A ceux qui se diraient qu'on n'est vraiment pas débrouillardes pour ne pas réussir à changer un pneu par nous même...on vous assure que même le garagiste a galéré avec cette vieille voiture rouillée !

Photo très très discrète pendant le sauvetage! Vous pouvez ainsi vous rendre compte qu'on a réellement failli mourir!

Petite surprise en démontant la roue... 

Vue l'heure quand il finit, et le fait qu'on a moyennement confiance dans le radiateur qui fumait à l'aller, on renonce à explorer la partie au nord de Totaranui (d'aucun nous diront ensuite que c'était la plus belle partie et qu'on aurait pu y voir des pingouins, mais on a décidé de ne pas les croire puisque, de toute façon, c'est trop tard!). On redescend donc tranquillement jusqu'à Takaka, suivies de près par notre sauveur. Et, oui, vous êtes autorisés à rire des noms maoris improbables de tous les bleds que l'on a traversés !  

lundi 23 février 2015

Queenstown by Mathilde

Pendant ces 6 semaines de road trip sur l'île du Sud, je suis passée trois fois à Queenstown. Queenstown, c'est LA ville touristique par excellence, située dans le sud-ouest de l'île du sud, bien calée entre entre le lac Wakatipu et les montagnes, station de ski l'hiver (oui oui il y a de la neige en Nouvelle-Zélande, rappelez-vous, on n'est pas si loin que ça de l'Antarctique!) et, toute l'année, véritable aimant pour les amateurs de "sensations fortes" comme le saut à l'élastique, le parapente, le rafting...
Bon, vous vous en douterez, ce n'est pas un argument qui a énormément d'impact sur moi!



La première fois que je suis arrivée à Queenstown, juste avant Noël, j'ai trouvé la ville très mignonne et agréable avec son ambiance de vacances, décontractée, le lac, les montagnes, le soleil, les petites rues pavées, des groupes de jeunes sur la plage qui profitent du coucher de soleil une bière à la main...







J'ai gardé la preuve, on ne sait jamais !
J'ai joué le jeu des touristes (ce que je suis, en fait!), jusqu'à faire la queue au fameux Fergburger, réputé pour être le meilleur burger du pays, voire du monde ! (réputation pas volée mais un peu exagérée tout de même, mais ça, on s'en serait douté !)




Mais ce que je retiendrai de Queenstown, c'est surtout le paysage. On dit que c'est surfait, trop touristique, un attrape-touristes... oui, c'est vrai, c'est touristique, c'est vrai, dans les rues les opérateurs se battent pour te faire acheter leurs activités à prix fort...et j'avoue que c'est légèrement agaçant. Mais reste que Queenstown est un lieu absolument magnifique, ne serait-ce que par ce lac entouré de montagnes.



Et c'est encore mieux en prenant un peu de hauteur...



Queenstown Hill. Je ne vais pas vous mentir, la montée est rude ! Mais l'effort est largement récompensé une fois arrivé au sommet. 







Et redescendre sur la ville au coucher du soleil...est tout simplement magique.



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La deuxième fois que je suis arrivée à Queenstown, c'était le 29 décembre, en revenant du Kepler track, et là, mon impression a été un peu différente. Imaginez vous, après 4 jours de marche, perdus au milieu de nulle part, arriver dans cette ville minuscule mais absolument bondée de touristes qui se préparent à célébrer le nouvelle année en beauté. S'en est presque angoissant.


Alors, pour me détendre, je suis allée faire un saut à l'élastique. Ou presque. Enfin, je suis allée regarder Eduardo sauter à l'élastique (bungy jumping pour les intimes). Pour la petite histoire, c'est sur ce site que le bungy jumping est né, en 1983, ou en tout cas, c'est ici qu'a eu lieu le tout premier saut commercial.  

J'ai quand même fait l'espèce tyrolienne sur la gauche, sensations "fortes" pour les enfants :-)

L'eau est tellement belle à cet endroit que j'ai presque regretté de ne pas sauter...


Tout cela nous amène au 31 décembre....Et oui, ça y est, je l'ai fait, célébrer la Nouvelle Année en avance sur tout le monde, envoyer des textos à minuit pour me la péter auprès des copains restés en France, et tout ça depuis une chaude plage du Pacifique...ma tente, où je m'abritais de la pluie. Oui, ça casse la mythe. 

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Ma troisième fois à Queenstown (oui je sais, ça devient un peu rébarbatif, mais promis c'est presque fini!), j'ai fait ma première "petite" rando toute seule. Sur les conseils avisés d'un ami qui a oublié de me prévenir que je risquais de mourir d'épuisement en arrivant au sommet, si toutefois j'arrivais jusque là, je me suis lancée dans l’ascension du Ben Lomond Summit. 

J'ai failli renoncer quand j'ai vu les nuages menaçants au moment de partir, mais l'envie de marcher était trop forte. L'ambiance était presque mystique avec les quelques rayons de soleil réussissant à percer pour éclairer le lac, et les eucalyptus qui embaumaient à l'entrée du chemin.  




C'était, je crois, la première fois que je partais marcher seule. Le sentiment que j'ai éprouvé en me retrouvant seule, dans ce paysage époustouflant, est vraiment dur à décrire. C'est une impression de liberté immense, l'espace de quelques heures, rien d'autre ne semble exister. 














Celle-ci, juste pour casser un peu l'ambiance mystique : suis-je la seule, en voyant ce panneau, à imaginer une bande de motards barbus débouler du fond des bois ?